COMPTE A REBOURS 02
 
Tom s'empressa de conduire Eliana à l'hôpital et en la quittant il pensa à descendre au cabinet avant de se raviser. Aujourd'hui était un jour sans travail, pour lui en tout cas. Il allait passer une petite après midi tranquille à s'enivrer d'images. Mais lorsqu'il arriva chez lui, son plan tomba à l'eau. Un visiteur l'attendait. Un homme grand et mince l'attendait devant le portail de la villa des Bludy. L'homme fixait la voiture de Tom. Il était presque avachi sur la sienne. Il était habillé comme un surfeur californien, troquant jeans, sweat shirt et autre pour short simple et chemise à fleur. Au fur et à mesure que Tom avançait, l'homme souriait. Lorsque enfin Tom arriva à sa hauteur il fit un grand signe de la main et Tom sortit de la voiture et s'avança vers son mystérieux visiteur.
« Simon, quel plaisir de te revoir
_Et moi donc, mais dis l'age te fait oublier tes amis
_Qu'est ce que tu insinues ?
_Et bien depuis ton anniversaire on ne sait pas beaucoup vu
_Peut être que l'emploi du temps d'un chirurgien et d'un architecte ne sont pas les même
_Sans doute, bon sinon tu m'offres un verre ou on attend la nuit plantés devant ton portail ? »
Simon Canier avait toujours eu ce franc parler, ce qui lui avait valu quelques mésaventures étant petit. Simon et Tom avait passé la majeur partie de leur enfance ensemble. Leur parents étant amis, ils avaient grandis autour de dîners et de fêtes animés. Les deux faisant la paire, fréquentant les mêmes écoles maternelles, secondaires,collège et lycée. L'université les avait séparés. Tom s'était tourné vers l'architecture alors que Simon s'était dirigé vers la chirurgie. Mais les deux compères ne s'étaient pas perdu de vu pour autant. Ils avaient su profiter de leurs longues soirées improviser, de barbecues sur la plage, de sorties tardives...
Mais Simon était plus qu'un ami, Tom lui dévoilait ses plus lourds secrets et vice versa. Ce lien qui les unissait n'avait jamais faibli, il s'était même amplifier. Simon sentait lorsque Tom n'allait pas bien et c'était précisément le cas aujourd'hui. Comme à son habitude, Simon prenait tout à la rigolade mais au fond de lui, il sentait que son ami n'allait pas bien ou du moins qu'il n'était pas naturel, pas spontané. Au début il fit mine de ne rien remarquer conduisant la discussion sur des sujets diverses puis sentant que son ami allait de plus en plus mal à force de parler de famille, d'amis et de choses banales comme ils avaient l'habitude de parler, il s'engouffra dans un passage dangereux.
« Tom, qu'est ce qui ne va pas?
_Mais rien, pourquoi voudrais tu que quelques choses n'aillent pas?
_Tom je te connais suffisamment bien pour savoir qu'en ce moment quelques choses ne tourne pas rond
_Mais rien ne tourne rond, rien
_Qu'est ce que tu insinues par là?
_Je ne comprends plus rien, ma femme se montre de plus en plus distante, lorsque je tente l'approche je sens que ce n'est plus naturel, je l'aime mais plus comme avant
_Ce qui veut dire?
_Ce qui veut dire que je ne suis pas sur de vouloir continuer à vivre avec elle
_C'est si sérieux?
_Ce n'est pas un manque d'amour, c'est un manque d'incompatibilité
_Je ne pourrai pas te conseiller sur ce chemin mais réfléchis bien
_C'est tout réfléchis. »

AU MEME MOMENT
A l'hôpital l'Archet, a Nice.
« Monsieur Volkoff, pourquoi m'avoir fait venir ici?
_Disons que vos recherches m'intéresse
_Mes recherches?
_Oui, sur un certain Will Bludy
_Il est mort peu après sa naissance
_Oui mais peut être que quelqu'un s'est vu greffer l'un de ses organes
_On ne greffe pas les nourrissons
_Sauf en cas insolite et disons que les Bludy sont assez insolites
_Mais au fond qu'est ce que vous voulez à cette famille?
_Cette famille sera notre gloire
_Ou notre échec
_Vous êtes bien pessimiste ma chère Eliana
_Premièrement je ne suis pas votre chère Eliana et deuxièment je ne suis pas votre serviteur, vous n'avez pas uniquement besoin de décrocher votre téléphone pour que je vienne
_Ah non et alors comment dois je vous traiter?
_Je veux être traiter comme tout les membres de la confrérie, rémunérée pour mes services, toucher des commissions,...c'est le prix que j'exige pour mes bons et loyaux services
_Laissez moi d'abord vous rappelez que je suis votre supérieur et que vous êtes liée à la confrérie par autre chose qu'une simple question d'argent
_Ah bon et par quoi?
_Par le sang, vous êtes une Riddle, ne l'oubliez jamais ou cela vous nuirez gravement
_Ce sont des menaces
_C'est à vous de choisir
_De toutes façons vous ne ferez rien tant que ma mère sera de ce monde, elle a bien trop de pouvoirs au sein des treize
_Voila ce qu'il me reste à faire alors
_Quoi?
_Ce sont mes affaires, vous concentrez vous sur le petit Bludy, je veux tout savoir sur lui.
_Très bien
_Voila qui devient plus sage
_Ai je le choix?
_Vivre ou mourir, nous avons tous le choix, j'espère que vous avez fait le bon
_La vie est faites de sacrifices ma chère Eliana
_A qui le dites vous!
_Vous verrez dans les prochains jours que chaque sacrifice rapporte, chaque sacrifice est une offrande à Dieu et il nous le rend
_C'est pitoyable
_Vous n'êtes pas encore convertie mais un jour vous comprendrez, certains sont fait pour régner, pour diriger, d'autres pour obéir et exécuter
_Certains sont lasses de cette philosophie
_C'est pourtant la seule de réelle
_Dans ce cas je suis dans la quatrième dimension
_Pas encore, pas encore, mais cela viendra. »
Lorsqu'il partit Eliana était dans une colère noire, son mari se désintéressait d'elle, ses supérieurs la manipulaient et son désir d'être un jour l'une des treize s'envolait ce qu'elle voulait c'était le pouvoir, le pouvoir qui lui revenait de droit. »

UNE DEMI HEURE PLUS TARD
Dans les archives de l'hôpital.
Eliana était devant l'écran d'ordinateur depuis plus de vingt minutes, elle cherchait sans comprendre, obéissant comme un automate. Mais aucune de ses recherches n'avaient abouties jusque là. Elle avait tentée sans succès de découvrir ce qu'était devenu les organes, s'il y avait eu prise de sang mais rien n'y faisait, Will Bludy n'existait nul part. Par hasard afin d'être sure de chercher toutes les possibilités elle entra dans le centre des registres de décès et imprima celui de Will Bludy mais lorsqu'elle le regarda plus en détail elle vit qu'il y avait certaines choses qui clochaient. Ce n'était pas une mort naturelle, Will Bludy avait été victime de graves brûlures et il n'avait pu être sauvé, une question germa alors dans son esprit, pourquoi n'y avait il aucune fiche de soins pour ces brûlures? Eliana se dirigea donc vers cette piste et découvrit la fameuse fiche de soin mais elle n'était pas dans les bonnes archives ou du moins elle n'était pas là ou on l'attendait. Will Bludy avait été soigné dans un hôpital en Australie, trois jours après sa naissance, il était resté deux semaines à l'hôpital pendant lesquels on lui avait reconstruis la peau de sa jambe, il était également noté qu'il devrait vivre à vie sous traitements spécial afin de ne pas risquer d'hémorragies ou de Caillaux de sang. Apres avoir lu cela Eliana n'en revenait pas, Will Bludy était vivant une semaine après la rédaction de son acte de naissance, cela ne prouvait pas pour autant le fait qu'il soit toujours vivant, cela ne prouvait rien du tout, juste que quelqu'un avait manigancé une mort d'un nourrisson mais pourquoi, dans quel but? Eliana sentait qu'elle tenait là une information importante pour la confrérie alors se dit elle autant la creuser jusqu'au bout et elle chercha alors qui était le directeur du département des décès au moment de la rédaction de celui de Will, elle trouva divers site Internet relatant l'historique des employés, des infirmiers ayant travaillés à l'Archet sans qu'il ne soit mentionné le service des décès lorsque enfin elle trouva le site même du département. A première vue, il était complet, divers liens menant vers le nom des différents employés, des différents chefs de départements, vers d'autres départements... Eliana cliqua donc sur chef de département puis sur l'année qu'elle souhaitait et son cri retentit dans toute la salle des archives.

AU MEME MOMENT
Chez Susanna Riddle.
« Allo ici Igor Volkoff
_Igor, mon chère Igor, ici Susanna
_Que me vaut cet appel?
_Disons que notre dernière entrevue ne s'est pas bien passée
_C'est le cas et...
_Et nous avons un problème avec le colis
_Un problème?
_Oui, disons que les anticorps se sont révélés inexistant
_Peut être fallait il infecter le patient avant
_Le patient est mon petit fils
_Un petit fils crée de toute pièce
_Il est naît grâce à ma fille
_C'est un Bludy
_Volkoff, il est hors de questions que j'infecte mon propre petit fils, ta soif de pouvoir conduira à ta perte
_Vous devriez revoir vos intérêts
_Nos intérêts sont communs mais notre façon d'agir est différente
_Dans ce cas prélevez un autre échantillon sur le sujet, un suffisamment important pour que nous fassions plusieurs tests
_Bien très bien il sera fait ainsi mais j'ai autres choses à te dire
_Je t'écoute comme toujours
_Et bien ouvre bien tes oreilles car je ne te le dirai pas deux fois, je veux que tu retires Eliana de la mission Bludy, tu sais ce que cela représente pour moi, et pour toi, si elle me démasque elle le fera sans doute pour toi aussi alors cesse ce petit jeu et laisse la en dehors de ça
_Ce sont des menaces
_Tu es seul juge
_C'est un jeu dangereux auquel nous jouons là Susanna, tu tentes de faire pression mais à l'heure qu'il est ta fille est sur la voie de la découverte
_Bientôt elle sera toute la vérité si je comprends bien?
_Pas nécessairement
_Ce qui veut dire?
_Si tu acceptes de lui céder ta place je suis près à tout faire pour qu'elle ne découvre jamais ce qu'il s'est passé
_La seule façon pour qu'elle obtienne ma place est la mort
_C'est une possibilité
_Igor je ne rit plus, j'ai cessée de jouer
_Alors à mon tour de cesser de jouer, ta fille découvrira ce qu'elle devra découvrir et tant pis pour les conséquences, nous sommes d'accord?
_Avec toi nous n'avons jamais vraiment le choix
_Tu parles, c'est bien la première fois que tu ne luttes pas pour désobéir à l'une de mes directives, j'espère que ce n'est pas la dernière
_Ne te réjouis pas trop vite, tu as gagner cette bataille mais pas la guerre
_Pas encore du moins. »