LIEN DU SANG 02
QUELQUES HEURES PLUS TARD
Dans un immeuble de New York, les bureaux d'une grande usine de médicaments, au dernier étage.
La pièce était plongée dans la pénombre, les volets clos, seul quelques lampes posées sur une table ronde illuminait ce paysage austère. La table en verre ronde était entouré de treize chaises, l'une d'elle était vide, les autres avait accueilli une douzaine d'hommes et de femmes tous vêtu de vêtements de grand couturier. En face de chacun se trouvait un verre d'eau rempli ainsi qu'une petite bouteille d'eau. L'un des hommes pris la parole, à juger par sa voix rocailleuse et volée par le temps il semblait avoir une soixantaine d'années.
«Nous sommes en relation avec notre numéro trois, actuellement sur le terrain, elle explore les ressources d'une de nos cibles, veuillez allumer vos écrans. »
Une douzaine d'écran s'allumèrent aussitôt et une femme bien habillé de la même manière qu'eux vint les saluer.
«Je n'ai que très peu de temps à vous accorder mais j'étais chez notre cible il n'y a pas longtemps, sachez qu'in ne se doute de rien. Il a tout de même remarqué le pansement de la piqûre mais il n'y fait pas plus attention que cela. Nos techniciens analyse le sang, nous aurons les résultats demain dans la matinée au plus tard.
_Bien, bien numéro trois, lança l'homme qui avait demandé d'allumer les écrans, la fusion va donc avoir lieu, numéro six téléphonez à nos actionnaires, numéro sept, il ne vous reste plus qu'à fixer un rendez vous pour la signature, bien la séance est levée. »
Les douze écrans s'éteignirent et tous semblèrent se lever en même temps.

AU MEME MOMENT
Chez les Bludy.
« Ah te voila enfin, ton fils commençait à s'impatienter
_désolé, désolé mais une urgence est une urgence
_oui sans doute mais ton hôpital ferait mieux de ne pas oublier que tu as une famille
_allez va je monte prendre une douche et on file au restaurant, ça te va ? »
Eliana Bludy savait comment s'y prendre avec son mari. Il suffisait qu'elle lui promette un bon repas, une sortie cinéma ou quelques choses comme cela et il devenait doux comme un agneau. Tom Bludy était trop attaché à sa famille, Eliana le savait et elle jouait de cela.
Arrivée dans la salle de bain, elle ouvrit l'eau et se déshabilla avant de remarquer une pousse jauni sur une plante verte. Elle enleva la feuille morte et murmura :
«maman, maman, crois moi quand je te dis que j'ai la situation bien en main, que vais-je faire de toi, cette bonne femme ne changera jamais. »
Eliana Bludy n'avait rien à voir avec sa mère, tout en elle était admirable. Son esprit, sa philosophie comme son physique. Elle portait des cheveux noirs, jusqu'à la taille, des cheveux lisses et impeccables qui le temps de son travail se transformaient en un chignon orné d'une longue queue de cheval. Ses yeux tout aussi noir laissait penser à une méditerranéenne, alors qu'elle venait du nord de l'Europe. Ses lèvres, l'une plus clair que l'autre, étaient fines et rendaient son sourire envoûtant. Mais il ne suffisait pas à Eliana de sourire pour avoir ce qu'elle désire. Elle aimait et respirait le naturel, le superflu l'étouffait, elle se battait pour sauver des vies et ayant vu des gens mourir elle savait qu'elle n'avait qu'une vie, profiter de la vie tout en aidant son prochain telle était sa devise. Avec Tom lors de leur rares disputes elle préférait accuser le coup que de hausser le ton. Toujours ouverte aux autres Eliana Bludy était une femme simple, belle, volontaire et généreuse.
Apres une douche qui lui fit le plus grand bien, elle s'habilla d'une jupe rouge et d'un haut blanc avec une dizaine de lignes rouges. Elle descendit ensuite dans le salon et trouva son mari jouant avec son fils. En la voyant son mari ne pu qu'exprimer sa joie et il lui vanta alors sa beauté, comme toujours Tom était en admiration devant sa femme. Lui n'était qu'un architecte qui passait son temps à créer et à donner vies aux idées les plus farfelus des riches personnages de la côte d'azur mais Eliana... Eliana avait des mains en ors, chaque jour, elle sauvait des dizaines de vies... Apres l'avoir contemplé Tom se mit à s'excuser pour son accueil et demanda à Eliana comment s'était déroulé sa journée à l'hôpital, pour toutes réponses in n'eu qu'un « bien » et un long et tendre baiser qu'Eliana était venu lui donner. Prêt à partir, la petite famille s'en alla passer une bonne petite soirée au restaurant.

LE LENDEMAIN
Dans un vieil immeuble en ruine.
«Vous voulez réellement réaménager cette vielle battisse monsieur Njork ? questionna Tom
_Voyez vous monsieur Bludy, cette battisse est certainement en ruine mais elle ne m'a pas coûtée cher car j'ai signé un accord de restauration et non de démolition, vous comprenez je suppose ?
_Oui, oui, tout à fait mais vous la destinez bien à des locaux, bureaux, laboratoires et siège social ?
_Oui alors nous nous revoyons dans les plus brefs délais ?
_Très bien, mais à quel nom est le projet ?
_Medical One, une société de médicaments
_Connais pas
_Pas encore... »

Chez les Bludy.
« Papa est au travail et maman va aller au sien, tu restes sage avec mamie d'accord mon trésor ?
_Maman
_Mais oui maman est là
On sonne à la porte.
_Ecoute mamie est là. »
Eliana se dirigea vers la porte et ouvrit à sa mère. Comme à l'accoutumé, sa mère était habillé comme pour une soirée mondaine mais cela ne choqua pas Eliana, mais cette dernière fut un peu sèche avec sa mère et celle-ci le remarqua :
«Qu'y a-t-il ? Ca ne va pas aujourd'hui
_Je t'ai dis que j'avais la situation en main alors est ce que je peux savoir pourquoi tu poses encore des micros
_Un micro, où, moi poser un micro ?demanda t elle d'un air faux et d'une voix mielleuse.
_Pour qui me prends tu ? La plante de la salle de bain, une seule feuille fanée et pourquoi car elle a été plastifié pour ne pas abîmer le micro avec l'eau mais sans eau elle meurt, en tout cas c'est du beau travail
_Merci mais file, tu vas être en retard. »

Dans une vieille usine, à la sortie de la ville.
Eliana avait garé sa voiture aux abords d'une usine déserte et abandonnée. Elle aurait déjà du être à l'hôpital mais peux lui importer, ses supérieurs avaient réalisés le colis, elle devait donc le récupérer et le donner à l'agent receveur. A l'intérieur de l'usine l'attendait un homme, d'une quarantaine d'années, il était habillé tout en noir et ses yeux étaient masqués par des lunettes noires. Lorsque Eliana pénétra au sein de l'usine, l'homme se soucia peu de la politesse et entama cette courte discussion.
« Madame Bludy, le paquet est prêt.
_Bien, quand pensez vous arrêtez cette mascarade ?
_ N'ayez aucun souci, tout se passe comme prévu »
L'homme parti.

Dans les locaux de Bludy Architecture.
Tom avait acheté le troisième étage d'un immeuble qui en contenait six quelques mois auparavant, lorsqu'il avait connu sa plus belle affaire, réaménagé le palais de la méditerranée. Ce palais était en fait un bâtiment sommaire en ruine et apprécié des squatteurs, mais Tom avait su lui donner un souffle nouveau, faisant de l'ancien, un bâtiment novateur et élégant. Cet ancien casino remplissait à présent cette même fonction mais dans un design relativement élaboré. Tom avait alors vu sa réputation grandir et le propulser au rang de numéro un dans la région. Ses nouveaux locaux avait été aménagé en l'espace de trois mois, réussite totale puisque tout avait été refait. A présent lorsque l'on sortait de l'ascenseur ou de la cage d'escalier, on arrivait directement dans le hall du cabinet. Les murs étaient peints en jaune orangé et donnait une impression lumineuse. Un long couloir fait de baies vitrées donnaient accès au différentes salles de travail. Un second couloir cette fois en bois donnait accès à des bureaux. Le hall se meublait de quelques chaises et d'une réception. Le bureau de Tom se situait au fond du couloir en bois. Spacieux et confortable, il comportait un bureau en verre, et trois armoires en inox. Derrière le bureau se trouvait une fenêtre permettant à Tom d'observer le monde urbain. Mais assis derrière son bureau, Tom réfléchissait, on venait de lui confier un gros dossier, le réaménagement d'une ruine, un projet fou. Il faudrait des mois et des mois mais le client semblait presser. Ce qui semblait le plus étrange à Tom c'était que le client, un certain monsieur Njork ne voulait rien choisir, ni la taille des bureaux, ni la taille des laboratoires, il avait juste précisé qu'il voulait treize bureaux, une salle de réunion, une cafétéria, six laboratoires et une vitrine sur la rue permettant de vendre leurs produits à la population. A Tom de se débrouiller avec cela sachant qu'il y avait treize étage, les pièces risquaient d'être spacieuse, mais bon peut être que c'est ce que veut le client. Et Tom n'y pensa plus. Il mit le dossier de côté et parti à un rendez vous.

A l'hôpital l'Archet, dans les hauteurs de Nice.
Eliana était au téléphone avec une personne se fraisant appelée numéro trois. Il était midi. C'était l'heure de sa pause. Le chef de son service avait hésité à lui donner cette pause après son retard injustifié d'une heure mais il ne pouvait l'empêcher de manger.
«J'ai récupéré le paquet
_Très bien, je le récupérerai à la fin de ton service et n'oublie pas de le garder en lieu sur jusque là.
_D'accord, au fait comment va Thibault ? »