
COMPTE A REBOURS
Mardi 16 Août
J-4
Tom Bludy se levait à peine, il était pourtant dix heures du matin, mais aujourd'hui, Tom avait choisi de mettre son travail de côté et de penser à sa famille. Non pas qu'il n'y pensait plus mais depuis son affaire avec monsieur Njork, il avait été très occupé. Les jours qui avaient suivis son anniversaire s'était principalement concentré sur les travaux de réaménagement du futur site Medical One. Eliana et Thibault étaient devenu un luxe qu'il ne pouvait s'offrir. Eliana dormait toujours, il ne l'avait vu que quelques minutes la nuit dernière avant de repartir au bureau et lorsqu'il était rentré, elle dormait déjà. Tom était déjà lasse de ce chantier. Il passait des jours entiers à tout coordonner et monsieur Njork devenait de plus en plus exigeant. Ne choisissant rien au départ, laissant le contrôle absolu à Tom, il reprochait à présent à Tom son manque de professionnalisme. Il est vrai que les premiers jours avaient été difficiles, quatre entreprises s'étaient désistées en découvrant plus en détail la charge de travail. Les travaux avaient alors été suspendu pendant cinq jours et ils avaient finalement redémarré. Monsieur Njork ne cessait de se plaindre. Exigeant de voir chaque détails, ne laissant plus rien au hasard, il avait choisi d'organiser une réunion chaque fin de journée afin d'avoir un bilan de toutes les entreprises présentes la journée. Mais aujourd'hui était un jour particulier. Monsieur Njork avait suspendu les travaux pour la journée afin de faire visiter les lieux à ses employeurs.
Lorsqu'il se leva, Tom se dirigea vers la salle de bain. Il pris une douche, s'habilla d'un jean et d'un T-shirt et descendit dans le salon. Au fur et à mesure qu'il descendait les escaliers, il sentait une odeur de café, mélangé à celle d'une infusion à la menthe. Il ne tarda pas à découvrir d'où provenait ces odeurs. Eliana avait préparé un petit déjeuner pendant que Tom faisait sa douche. On trouvait de tout sur la table, jus d'orange, thé, café, biscotte, pain, confiture, beurre, biscuits secs et pour le plus grand plaisir de Tom une salade de fruits. Tom commença d'abord par embrasser Eliana avant de s'installer. Eliana ne se montra pas très bavarde et Tom trouva cela un peu bizarre, il tenta plusieurs fois sans succès de commencer une discussion mais à chaque fois Eliana se montra distante. Peu après avoir mangé il tenta une nouvelle approche et Eliana, cette fois, semblait décider à parler :
"Eliana, tu ne dis rien depuis ce matin, pourquoi un tel silence ?
_J'étais préoccupée
_Tant que ça, quelques choses ne va pas, avec Thibault ? demanda Tom soudain terrifié à l'idée qu'il soit arriver malheur à son fils
_Non ce n'est rien, enfin ça n'a rien avoir avec Thibault, je t'explique, hier, une patiente est morte. Soudain ses yeux prirent une teinte rouge et des larmes commencèrent à couler. Devant mes yeux, elle était là, elle priait pour sa famille, elle me tenait la main, elle souriait, un vrai visage d'ange et d'un coup...
_Ok, on arête là, ce souvenir te fait trop mal. Que dirais tu d'une petite journée en famille pour oublier tout ça ?
_Eh bien pourquoi pas, mais juste tout les deux d'accord ?
_Et Thibault ?
_Il n'est pas là, il a passé la nuit chez ma mère »
AU MEME MOMENT
Dans la nouvelle maison mère de Medical One.
"Vous avez fait du beau travail monsieur Njork, nous sommes fiers de vous, votre père l'est aussi, naturellement.
_Merci
_Ce n'est rien, vous aurez votre siège, ne vous en faites pas, mais il faut être patient, pour le moment, les treize sont au complet
_Je sais, je sais, je succéderai à mon père et mon fils me succédera, ainsi sont établies les lois des treize.
_Quand pensez vous que les travaux seront achevés ?
_Sachant qu'il ne reste plus que les installations intérieurs, je dirai quinze jours tout au plus.
_Bien, prévenez nous dès que tout cela sera fini et soyez patient après tout ce n'est qu'une question de temps, votre père se fait vieux
_Je préfère ne pas être au conseil et le savoir vivant
_Tout à votre honneur
_Et puis cette maison mère est celle des Njork alors je ne m'investie pas pour rien
_Sans doute avez vous plus raison, mais n'oubliez pas que la patience est une vertu. "
La battisse ne ressemblait en rien à ce qu 'elle était autrefois. Quinze jours de travaux l'avaient rendu méconnaissable. L'habillage extérieur était fini, il ne restait que l'aménagement intérieur et elle serait fin prête. La façade à présent entièrement refaite était rustique, un art ancien mais qui donnait au bâtiment un véritable pouvoir, une sorte de carrure impressionnante. La battisse imposait un certain respect pour quiconque la regardait. La modernité figurait au milieu de la façade avec un immense écriteau noire ou défilait les mots " Medical One ". Les mots inscrits en vert donnaient une nouvelle couleur à la façade et rappelaient le luxuriant jardin bordant le bâtiment. Le rez-de-chaussée de la battisse se composait lui de vitrine ou allait s'aligner les magasins de Medical One. La porte d'entrée, grande et majestueuse était faites en bois renforcé, incrusté d'éclat de miroir. Monsieur Njork pouvait être fier, cette maison mère était certainement la plus belle de toutes bien que les Njork ne soient les numéros treize. Une autre personne pouvait être fier, une personne qui avait imaginé ce bâtiment, Tom Bludy.
Chez les Bludy.
Tom avait fini de débarrasser la table lorsque Eliana descendit les escaliers, elle avait choisi pour tenue, un petit haut turquoise et un short en jean déchiré. Tom et Eliana avait choisi d'aller faire un tour au bord de mer, d'aller manger un morceau dans un snack, de faire une randonnée à cheval l'après midi et d'aller récupérer Thibault vers dix huit heures.
Etre ensemble tout les deux, une journée entière représentait beaucoup aux yeux de Tom, on pouvait voir son visage sourire, ses yeux brillaient comme ceux d'un enfant. A dix heures et demi, ils partirent donc tout deux en direction de la mer. Ils longèrent ainsi la promenade des anglais pendant une bonne demi heure, contemplant les touristes agglutinés sur la plage, un sourire moqueur au coin des lèvres. Ils pouvaient sentir ces odeurs de crème solaire ou d'huile de bronzage, que ces vacanciers du jour se sont tartinés. Cela faisait beaucoup rire Eliana lorsqu'elle en parlait à Tom. Elle même ne comprenait pas pourquoi les gens s'obstinaient à acheter des crèmes qu'ils savent inefficaces. Tom l'écoutait mais l'on sentait dans sa voix lorsqu'il lui répondait, un ton faussement enjoué. C'était elle le médecin, lui n'était qu'architecte. Tout en marchant, Tom et Eliana aperçurent des dizaines d'enfants courir sur les galets, proposant ainsi un véritable ballet tant les pierres étaient chaudes et irrégulières. Voir des enfants s'amuser ainsi faisait penser Tom à Thibault. Son fils lui aussi connaîtrai plus tard les joies de la plage, les joies de la vie.
AU MEME MOMENT
Chez Susanna Riddle
«Bien, bien mon petit Thibault, tu restes sage, mamie revient d'accord
_Je veux maman
_Maman est avec papa mon trésor, tu la reverras bien vite, tu fais confiance à mamie
_je veux maman, je veux maman et papa
Susanna commençant à s'énerver
_Maman et papa ne sont pas là alors sois sage et tais toi est ce que c'est clair »
Et Susanna partit dans son bureau ou deux hommes l'attendaient. Thibault lui était resté dans la chambre d'amis ou il passait son temps dans un parc beaucoup trop petit pour lui.
Dans le bureau les deux hommes commençaient à s'impatienter lorsque Susanna vint enfin. Le premier répondant au nom de Marc était le chauffeur de numéro un qui s'appelait en fait Victor, Victor Volkoff. Marc était petit et grassouillet. Il portait un costume gris délavé qui laissait deviner des formes assez imposantes. Ses cheveux plaqué en arrière, il n'avait rien de séduisant, mais il n'était pas donner à tout le monde de conduire une limousine. Marc ne se plaignait pas de sa vie, il n'était pas bien payé mais il avait un logement de fonction et une voiture de service. De plus son métier lui permettait de voyager, il accompagnait monsieur Volkoff dans tous ses déplacements sans pour autant savoir à quoi tout cela rimait.
Monsieur Volkoff, lui était plus élancé et surtout plus mince. Comme tout les membres du conseil des treize, ils portaient des habits hors de prix qui étaient dépareillés. On ne pouvait pas pire accoutrement même Victor désapprouvait cette règle instaurée par Susanna.
Bien que numéro trois, Susanna bénéficiait d'une autorité jalousé par beaucoup et principalement par Volkoff. Depuis des années, il vivait dans la hantise qu'elle ne lui dérobe son siège. La corruption au sein des treize est monnaie courante, les votes sont achetés, les amis ne sont que des façades, rien n'est sur. Victor Volkoff regrette l'autre temps des treize, les treize prennent du pouvoir mais lui perd le sien, les treize sont au sommet de sa gloire mais lui est au plus bas. Ou est l'ancien temps, celui dans lequel les autres membres se respectaient ? Ils n'écoutent que Susanna, qui a eu l'idée de ce plan si dangereux ? Il mènera soit à notre perte, soit à notre apogée.
« Victor ou es tu ?
Déstabilisé d'être si familièrement appelé, et chassé de ses pensées, Victor lança un regard noir à Susanna et sortit du bureau.
_Victor, Victor. » Susanna s'égosillait la voix en l'appelant ainsi mais cela l'inquiétait peu, l'heure était grave, le plan ne marchait pas comme prévu.
Dans un restaurant au bord de mer
Tom et Eliana était installé au bord de mer, dans la terrasse d'un petit restaurant qu'il affectionnait particulièrement. Pour des raisons qu'ils ne connaissaient pas eux même, ils se sentaient à l'aise. Ils n'y étaient pas allés depuis longtemps mais rien n'avait changé. Il y avait toujours ces nappes rouges plissées et froissées, ces tables garnies de fleurs, ces cadres accrochés au mur, cette fontaine au beau milieu du restaurant... Eliana ne se lassait pas de ce paysage, elle oubliait toute l'ivresse de la vie qu'elle menait et elle pouvait ainsi se consacrait entièrement à son mari. Mais le bonheur n'était qu'une façade, depuis quelques temps Eliana avait d'autres préoccupations que le bonheur de sa petite famille. Elle avait déterrée un lourd secret sur les Bludy et personne n'y prêtait attention. Tom avait eu un frère, un frère jumeau mort à la naissance. Tom ne lui avait jamais parlé de cette histoire, pour ainsi dire il ne lui avait jamais parlé de sa famille, enfin pas dans les détails. Son père était mort mais il n'avait aucune sépulture pour se recueillir, il était de même pour son grand père et son arrière grand père. Aucun Bludy n'avait de pierres tombales. Eliana fut tirée de ses réflexions par la sonnerie de son téléphone portable. Lorsqu'elle raccrocha, Tom comprit aussitôt.
« Une urgence ?
_Oui, tu veux bien m'accompagner
_Bien j'irai chercher le petit après
_Non laisse, je téléphonerai à mère et je lui dirai de nous le ramener
_Bien comme tu veux. »
Mardi 16 Août
J-4
Tom Bludy se levait à peine, il était pourtant dix heures du matin, mais aujourd'hui, Tom avait choisi de mettre son travail de côté et de penser à sa famille. Non pas qu'il n'y pensait plus mais depuis son affaire avec monsieur Njork, il avait été très occupé. Les jours qui avaient suivis son anniversaire s'était principalement concentré sur les travaux de réaménagement du futur site Medical One. Eliana et Thibault étaient devenu un luxe qu'il ne pouvait s'offrir. Eliana dormait toujours, il ne l'avait vu que quelques minutes la nuit dernière avant de repartir au bureau et lorsqu'il était rentré, elle dormait déjà. Tom était déjà lasse de ce chantier. Il passait des jours entiers à tout coordonner et monsieur Njork devenait de plus en plus exigeant. Ne choisissant rien au départ, laissant le contrôle absolu à Tom, il reprochait à présent à Tom son manque de professionnalisme. Il est vrai que les premiers jours avaient été difficiles, quatre entreprises s'étaient désistées en découvrant plus en détail la charge de travail. Les travaux avaient alors été suspendu pendant cinq jours et ils avaient finalement redémarré. Monsieur Njork ne cessait de se plaindre. Exigeant de voir chaque détails, ne laissant plus rien au hasard, il avait choisi d'organiser une réunion chaque fin de journée afin d'avoir un bilan de toutes les entreprises présentes la journée. Mais aujourd'hui était un jour particulier. Monsieur Njork avait suspendu les travaux pour la journée afin de faire visiter les lieux à ses employeurs.
Lorsqu'il se leva, Tom se dirigea vers la salle de bain. Il pris une douche, s'habilla d'un jean et d'un T-shirt et descendit dans le salon. Au fur et à mesure qu'il descendait les escaliers, il sentait une odeur de café, mélangé à celle d'une infusion à la menthe. Il ne tarda pas à découvrir d'où provenait ces odeurs. Eliana avait préparé un petit déjeuner pendant que Tom faisait sa douche. On trouvait de tout sur la table, jus d'orange, thé, café, biscotte, pain, confiture, beurre, biscuits secs et pour le plus grand plaisir de Tom une salade de fruits. Tom commença d'abord par embrasser Eliana avant de s'installer. Eliana ne se montra pas très bavarde et Tom trouva cela un peu bizarre, il tenta plusieurs fois sans succès de commencer une discussion mais à chaque fois Eliana se montra distante. Peu après avoir mangé il tenta une nouvelle approche et Eliana, cette fois, semblait décider à parler :
"Eliana, tu ne dis rien depuis ce matin, pourquoi un tel silence ?
_J'étais préoccupée
_Tant que ça, quelques choses ne va pas, avec Thibault ? demanda Tom soudain terrifié à l'idée qu'il soit arriver malheur à son fils
_Non ce n'est rien, enfin ça n'a rien avoir avec Thibault, je t'explique, hier, une patiente est morte. Soudain ses yeux prirent une teinte rouge et des larmes commencèrent à couler. Devant mes yeux, elle était là, elle priait pour sa famille, elle me tenait la main, elle souriait, un vrai visage d'ange et d'un coup...
_Ok, on arête là, ce souvenir te fait trop mal. Que dirais tu d'une petite journée en famille pour oublier tout ça ?
_Eh bien pourquoi pas, mais juste tout les deux d'accord ?
_Et Thibault ?
_Il n'est pas là, il a passé la nuit chez ma mère »
AU MEME MOMENT
Dans la nouvelle maison mère de Medical One.
"Vous avez fait du beau travail monsieur Njork, nous sommes fiers de vous, votre père l'est aussi, naturellement.
_Merci
_Ce n'est rien, vous aurez votre siège, ne vous en faites pas, mais il faut être patient, pour le moment, les treize sont au complet
_Je sais, je sais, je succéderai à mon père et mon fils me succédera, ainsi sont établies les lois des treize.
_Quand pensez vous que les travaux seront achevés ?
_Sachant qu'il ne reste plus que les installations intérieurs, je dirai quinze jours tout au plus.
_Bien, prévenez nous dès que tout cela sera fini et soyez patient après tout ce n'est qu'une question de temps, votre père se fait vieux
_Je préfère ne pas être au conseil et le savoir vivant
_Tout à votre honneur
_Et puis cette maison mère est celle des Njork alors je ne m'investie pas pour rien
_Sans doute avez vous plus raison, mais n'oubliez pas que la patience est une vertu. "
La battisse ne ressemblait en rien à ce qu 'elle était autrefois. Quinze jours de travaux l'avaient rendu méconnaissable. L'habillage extérieur était fini, il ne restait que l'aménagement intérieur et elle serait fin prête. La façade à présent entièrement refaite était rustique, un art ancien mais qui donnait au bâtiment un véritable pouvoir, une sorte de carrure impressionnante. La battisse imposait un certain respect pour quiconque la regardait. La modernité figurait au milieu de la façade avec un immense écriteau noire ou défilait les mots " Medical One ". Les mots inscrits en vert donnaient une nouvelle couleur à la façade et rappelaient le luxuriant jardin bordant le bâtiment. Le rez-de-chaussée de la battisse se composait lui de vitrine ou allait s'aligner les magasins de Medical One. La porte d'entrée, grande et majestueuse était faites en bois renforcé, incrusté d'éclat de miroir. Monsieur Njork pouvait être fier, cette maison mère était certainement la plus belle de toutes bien que les Njork ne soient les numéros treize. Une autre personne pouvait être fier, une personne qui avait imaginé ce bâtiment, Tom Bludy.
Chez les Bludy.
Tom avait fini de débarrasser la table lorsque Eliana descendit les escaliers, elle avait choisi pour tenue, un petit haut turquoise et un short en jean déchiré. Tom et Eliana avait choisi d'aller faire un tour au bord de mer, d'aller manger un morceau dans un snack, de faire une randonnée à cheval l'après midi et d'aller récupérer Thibault vers dix huit heures.
Etre ensemble tout les deux, une journée entière représentait beaucoup aux yeux de Tom, on pouvait voir son visage sourire, ses yeux brillaient comme ceux d'un enfant. A dix heures et demi, ils partirent donc tout deux en direction de la mer. Ils longèrent ainsi la promenade des anglais pendant une bonne demi heure, contemplant les touristes agglutinés sur la plage, un sourire moqueur au coin des lèvres. Ils pouvaient sentir ces odeurs de crème solaire ou d'huile de bronzage, que ces vacanciers du jour se sont tartinés. Cela faisait beaucoup rire Eliana lorsqu'elle en parlait à Tom. Elle même ne comprenait pas pourquoi les gens s'obstinaient à acheter des crèmes qu'ils savent inefficaces. Tom l'écoutait mais l'on sentait dans sa voix lorsqu'il lui répondait, un ton faussement enjoué. C'était elle le médecin, lui n'était qu'architecte. Tout en marchant, Tom et Eliana aperçurent des dizaines d'enfants courir sur les galets, proposant ainsi un véritable ballet tant les pierres étaient chaudes et irrégulières. Voir des enfants s'amuser ainsi faisait penser Tom à Thibault. Son fils lui aussi connaîtrai plus tard les joies de la plage, les joies de la vie.
AU MEME MOMENT
Chez Susanna Riddle
«Bien, bien mon petit Thibault, tu restes sage, mamie revient d'accord
_Je veux maman
_Maman est avec papa mon trésor, tu la reverras bien vite, tu fais confiance à mamie
_je veux maman, je veux maman et papa
Susanna commençant à s'énerver
_Maman et papa ne sont pas là alors sois sage et tais toi est ce que c'est clair »
Et Susanna partit dans son bureau ou deux hommes l'attendaient. Thibault lui était resté dans la chambre d'amis ou il passait son temps dans un parc beaucoup trop petit pour lui.
Dans le bureau les deux hommes commençaient à s'impatienter lorsque Susanna vint enfin. Le premier répondant au nom de Marc était le chauffeur de numéro un qui s'appelait en fait Victor, Victor Volkoff. Marc était petit et grassouillet. Il portait un costume gris délavé qui laissait deviner des formes assez imposantes. Ses cheveux plaqué en arrière, il n'avait rien de séduisant, mais il n'était pas donner à tout le monde de conduire une limousine. Marc ne se plaignait pas de sa vie, il n'était pas bien payé mais il avait un logement de fonction et une voiture de service. De plus son métier lui permettait de voyager, il accompagnait monsieur Volkoff dans tous ses déplacements sans pour autant savoir à quoi tout cela rimait.
Monsieur Volkoff, lui était plus élancé et surtout plus mince. Comme tout les membres du conseil des treize, ils portaient des habits hors de prix qui étaient dépareillés. On ne pouvait pas pire accoutrement même Victor désapprouvait cette règle instaurée par Susanna.
Bien que numéro trois, Susanna bénéficiait d'une autorité jalousé par beaucoup et principalement par Volkoff. Depuis des années, il vivait dans la hantise qu'elle ne lui dérobe son siège. La corruption au sein des treize est monnaie courante, les votes sont achetés, les amis ne sont que des façades, rien n'est sur. Victor Volkoff regrette l'autre temps des treize, les treize prennent du pouvoir mais lui perd le sien, les treize sont au sommet de sa gloire mais lui est au plus bas. Ou est l'ancien temps, celui dans lequel les autres membres se respectaient ? Ils n'écoutent que Susanna, qui a eu l'idée de ce plan si dangereux ? Il mènera soit à notre perte, soit à notre apogée.
« Victor ou es tu ?
Déstabilisé d'être si familièrement appelé, et chassé de ses pensées, Victor lança un regard noir à Susanna et sortit du bureau.
_Victor, Victor. » Susanna s'égosillait la voix en l'appelant ainsi mais cela l'inquiétait peu, l'heure était grave, le plan ne marchait pas comme prévu.
Dans un restaurant au bord de mer
Tom et Eliana était installé au bord de mer, dans la terrasse d'un petit restaurant qu'il affectionnait particulièrement. Pour des raisons qu'ils ne connaissaient pas eux même, ils se sentaient à l'aise. Ils n'y étaient pas allés depuis longtemps mais rien n'avait changé. Il y avait toujours ces nappes rouges plissées et froissées, ces tables garnies de fleurs, ces cadres accrochés au mur, cette fontaine au beau milieu du restaurant... Eliana ne se lassait pas de ce paysage, elle oubliait toute l'ivresse de la vie qu'elle menait et elle pouvait ainsi se consacrait entièrement à son mari. Mais le bonheur n'était qu'une façade, depuis quelques temps Eliana avait d'autres préoccupations que le bonheur de sa petite famille. Elle avait déterrée un lourd secret sur les Bludy et personne n'y prêtait attention. Tom avait eu un frère, un frère jumeau mort à la naissance. Tom ne lui avait jamais parlé de cette histoire, pour ainsi dire il ne lui avait jamais parlé de sa famille, enfin pas dans les détails. Son père était mort mais il n'avait aucune sépulture pour se recueillir, il était de même pour son grand père et son arrière grand père. Aucun Bludy n'avait de pierres tombales. Eliana fut tirée de ses réflexions par la sonnerie de son téléphone portable. Lorsqu'elle raccrocha, Tom comprit aussitôt.
« Une urgence ?
_Oui, tu veux bien m'accompagner
_Bien j'irai chercher le petit après
_Non laisse, je téléphonerai à mère et je lui dirai de nous le ramener
_Bien comme tu veux. »
